| PAUL FORT CHANTÉ PAR GEORGES BRASSENS LE PETIT CHEVAL --- COMME HIER --- LA MARINE --- SI LE BON DIEU L'AVAIT VOULU RETOUR A GEORGES BRASSENS |
| COMPLAINTE DU PETIT CHEVAL BLANC Poème de Paul Fort Le petit cheval dans le mauvais temps, qu'il avait donc du courage ! C'était un petit cheval blanc, tous der- rière et lui devant. Il n'y avait jamais de beau temps dans ce pauvre pay- sage. Il n'y avait jamais de printemps, ni derrière ni de- vant. Mais toujours il était content, menant les gars du vil- lage, à travers la pluie noire des champs, tous derrière et lui devant. Sa voiture allait poursuivant sa belle petite queue sau- vage. C'est alors qu'il était content, eux derrière et lui devant. Mais un jour, dans le mauvais temps, un jour qu'il était si sage, il est mort par un éclair blanc, tous der- rière et lui devant. Il est mort sans voir le beau temps, qu'il avait donc du courage ! Il est mort sans voir le printemps ni der- rière ni devant. |
LE PETIT CHEVAL Paul Fort -- version Brassens Le p'tit cheval dans le mauvais temps, Qu'il avait donc du courage ! C'était un petit cheval blanc, Tous derrière, tous derrière, C'était un petit cheval blanc, Tous derrière et lui devant. Il n'y avait jamais de beau temps Dans ce pauvre paysage. Il n'y avait jamais de printemps Ni derrière ni derrière, Il n'y avait jamais de printemps Ni derrière ni devant. Mais toujours il était content, Menant les gars du village, A travers la pluie noir' des champs, Tous derrière, tous derrière, A travers la pluie noir' des champs, Tous derrière et lui devant. Sa voiture allait poursuivant Sa bell' petit' queue sauvage. C'est alors qu'il était content Eux derrière, eux derrière, C'est alors qu'il était content Eux derrière et lui devant. Mais un jour, dans le mauvais temps, Un jour qu'il était si sage, Il est mort par un éclair blanc, Tous derrière, tous derrière, Il est mort par un éclair blanc, Tous derrière et lui devant. Il est mort sans voir le beau temps, Qu'il avait donc du courage ! Il est mort sans voir le printemps Ni derrière ni derrière, Il est mort sans voir le printemps, Ni derrière ni devant. |