| PAUL FORT CHANTÉ PAR GEORGES BRASSENS LE PETIT CHEVAL --- COMME HIER --- LA MARINE --- SI LE BON DIEU L'AVAIT VOULU RETOUR A GEORGES BRASSENS |
| SI LE BON DIEU AVAIT VOULU Poème de Paul Fort (Brassens = italique / kursiv) Si le bon Dieu l'avait voulu -- lanturlurette, lan-
turlu ---j'aurais connu la Cléopâtre, et je ne t'aurais pas connue. Las ! que fussé-je devenu sans ton amour que j'idolâtre ? Mais le bon Dieu n'a pas voulu -- lan- turlurette et lanturlu -- que je connaisse Cléopâtre. Gloire à Dieu au plus haut des nues ! Si le Bon Dieu l'avait voulu -- lanturlurette, lan- turlu -- j'aurais connu, vêtues ou nues, j'aurais connu la Messaline, Agnès, Odette et Mélusine, Eve plus belle que le jour, Noémie Sarah, Rebecca, j'aurais connu la Pompadour, la Fille du Royal-Tambour, et la Moga- dor et Clara. Mais le bon Dieu n'a pas voulu -- lanturlurette, lan- turlu -- que je connaisse mes amours. Tu m'as connu, je t'ai connue. Las ! que fussé-je devenu sans toi la nuit, sans toi le jour ? Mais le bon Dieu a bien voulu -- gloire à Dieu au plus haut des nues ! -- que je con- naisse mes amours, lanturlurette et lanturlu ! On dirait que Paul Fort s'est inspiré de Gustave Nadaud et de sa chanson: Si la Garonne avait voulu |
SI LE BON DIEU L'AVAIT VOULU Paul Fort -- version Brassens Si le bon Dieu l'avait voulu, Lanturlurette, lanturlu J'aurais connu la Cléopâtre Et je ne t'aurais pas connue. J'aurais connu la Cléopâtre, Et je ne t'aurais pas connue. Sans ton amour que j'idolâtre Las ! que fussé-je devenu ? Si le bon Dieu l'avait voulu, J'aurais connu la Messaline, Agnès, Odette et Mélusine... Et je ne t'aurais pas connue. J'aurais connu la Pompadour, Noémi, Sarah, Rebecca, La Fille du Royal-Tambour, Et la Mogador et Clara. Mais le bon Dieu n'a pas voulu Que je connaisse leurs amours. Je t'ai connue, tu m'as connu. Gloire à Dieu au plus haut des nues ! Las ! que fussé-je devenu sans toi la nuit, sans toi le jour ? Je t'ai connue, tu m'as connu. Gloire à Dieu au plus haut des nues ! |
SI LA GARONNE ELLE AVAIT VOULU
Chanson de Gustave Nadaud
Lanturlu !
Quand elle sortit de sa source,
Diriger autrement sa course,
Et vers le Midi s'épancher,
Qui donc eût pu l'en empêcher ?
Tranchant vallon, plaine et montagne,
Si la Garonne avait voulu,
Lanturlu !
Elle allait arroser l'Espagne.
Si la Garonne avait voulu,
Lanturlu !
Pousser au Nord sa marche errante,
Elle aurait coupé la Charente,
Coupé la Loire aux bords fleuris,
Coupé la Seine dans Paris,
Et moitié verte, moitié blanche,
Si la Garonne avait voulu,
Lanturlu !
Elle se jetait dans la Manche.
Si la Garonne avait voulu,
Lanturlu !
Elle aurait pu boire la Saône,
Boire le Rhin après le Rhône,
De là, se dirigeant vers l'Est,
Absorber le Danube à Pesth,
Et puis, ivre à force de boire,
Si la Garonne avait voulu,
Lanturlu !
Elle aurait grossi la mer Noire.
Si la Garonne avait voulu,
Lanturlu !
Elle aurait pu dans sa furie,
Pénétrer jusqu'en Sibérie,
Passer l'Oural et le Volga,
Traverser tout le Kamtchatka,
Et, d'Atlas déchargeant l'épaule,
Si la Garonne avait voulu,
Lanturlu !
Elle aurait dégelé le pôle.
Si la Garonne avait voulu,
Lanturlu !
Humilier les autres fleuves.
Seulement, pour faire ses preuves,
Elle arrondit son petit lot :
Ayant pris le Tarn et le Lot,
Elle confisqua la Dordogne.
La Garonne n'a pas voulu,
Lanturlu !
Quitter le pays de Gascogne.